L’IMPACT MATISSE

L’IMPACT MATISSE
Les 14 et 15 Mars 2014

La Porte de la Casbah, 1912-1913. Matisse, Henri (1869-1954). huile sur toile, 1912, 115x80cm. Musée Pouchkine, Moscou. Photo : The Bridgeman Art Library © Succession H. Matisse.

Photo : La Porte de la Casbah, 1912-1913. Matisse, Henri (1869-1954). huile sur toile, 1912, 115x80cm. Musée Pouchkine, Moscou. Photo : The Bridgeman Art Library © Succession H. Matisse.
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Les grandes expositions Nice 2013 – un été pour Matisse, le Grand atelier du midi (Marseille-Provence 2013) ou Matisse, Paires et séries (Musée national d’Art moderne, 2012), nous ont montré à l’évidence que nous n’en avions pas terminé avec cette oeuvre que nous pensons pourtant si bien connaître.

Ce fondateur incontournable de la modernité croise l’histoire du goût, des collections et du marché de l’art depuis un siècle avec une intensité toujours renouvelée comme nous l’ont rappelé récemment l’exposition sur L’aventure des Stein (Grand Palais, 2012) ou le record d’enchères de 35,9 millions d’euros (frais compris) pour son oeuvre Les Coucous, tapis bleu et rose à la vente par Christie’s de la collection Pierre Bergé – Yves Saint Laurent (2009).

De ses premières expositions en 1896 jusqu’à La Tristesse du roi (1952, Musée national d’art moderne), Henri Matisse a soulevé de nombreuses problématiques esthétiques sur l’espace pictural, la dématérialisation par la couleur, la réappropriation de l’ornemental, l’attitude artistique, le rythme, la découpe et la coupure, le corps et l’érotisme. Les multiples voies qu’il a ouvertes seront explorés par plusieurs générations d’artistes à travers le monde, du Color Field à Support-Surface, de Simon Hantaï à Ellsworth Kelly.

C’est cet Impact Matisse que ces deux journées chercheront à cerner en donnant la parole à des conservateurs, des historiens et critiques d’art et des artistes mais également, originalité de cette approche, à des philosophes. L’IESA a confié leur commissariat scientifique à sa professeur Isabelle Bonzom, artiste et historienne de l’art, sous la direction du comité pédagogique de l’IESA.

Les Journées d’étude de l’IESA art & culture ont lieu chaque année dans le cadre des Master of Arts (IESA / Warwick University) et des mastères du département Marché de l’art et expertise de l’école. Destinées aux édiants de ces cycles, elles sont ouvertes au grand public dans la limite des places disponibles. Cette année, ces journées ont lieu à l’Alliance française dans le cadre du partenariat qui lie la Fondation Alliance française et l’IESA.

Le programme

Vendredi 14 Mars :
Les lignes fondamentales de l’oeuvre d’Henri Matisse.

Modératrice : Isabelle Bonzom

09h30 :Accueil du public
10h00 :Ouverture, Boris Grebille, directeur de l’IESA, Jean-Claude Jacq, secrétaire général de la Fondation Alliance française, et Isabelle Bonzom
10h30 :Cécile Debray, Matisse, Paires et Séries
11h30 :Dominique Szymusiak, Du tableau aux gouaches découpées
12h30 :Pause déjeuner
14h00 :Georges Roque, La relation entre couleur et non-couleur : une question de rapports
15h00 :Eliane Escoubas, Matisse, une peinture du rythme
16h00 :Eric Alliez, Qu’est-ce que la Pensée-Matisse
17h00 :Table ronde

Samedi 15 Mars :
L’impact de l’oeuvre d’Henri Matisse sur plusieurs générations d’artistes.

Modérateur : Itzhak Goldberg

09h30 :Accueil du public
10h00 :Itzhak Goldberg, Introduction à la journée
10h30 :Thierry Tessier, L’influence d’Henri Matisse dans la mode
11h30 :Pierre Sterckx, Matisse et Wesselmann. Nudités et mises à nu
12h30 :Pause déjeuner
14h00 :Isabelle Bonzom, Cristallisations et débordements selon Matisse et Hodgkin
15h00 :Ann Hindry, Ellsworth Kelly : Du trait au contour découpé
16h00 :Jean-Pierre Raynaud, La peinture mentale
17h00 :Table ronde

Informations pratiques / INSCRIPTIONS

AUDITORIUM DE L’ALLIANCE FRANCAISE
101, Boulevard Raspail
75006 Paris

Métro :
– Ligne 12 : Rennes / Notre-Dame des Champs
– Ligne 4 : Saint-Placide

Contacts :
Inscriptions : journeesmatisse@iesa.fr – 01.73.54.13.26
Presse : Sandra Aubert – sandra@sac-conseils.com

Plan Alliance Française

Les conférences

Cécile Debray, Matisse. Paires et séries

L’approche simultanée d’un même motif selon deux ou plusieurs traitements formels nettement distincts constitue un des traits réguliers et singuliers de l’oeuvre de Matisse. Cette exploration formelle se caractérise dès ses débuts par ces doubles versions d’un même motif et permet de réinterroger ce procèdé. Cécile Debray, commissaire de l’exposition Matisse, Paires et séries en 2012, au Centre Georges Pompidou, reviendra sur le parcours de cette exposition en évoquant ses apports quant à l’interprétation de l’œuvre de Matisse et aux questions qu’elle a ouvertes.

Dominique Szymusiak, Du tableau aux gouaches découpées

“Il n’y a pas de rupture entre mes anciens tableaux et mes découpages, seulement encore plus d’abstraction”. L’invention de la technique des papiers gouachés, découpés et collés qu’il développe pendant presque vingt années, de 1936 à 1954, emmène Matisse dans une des plus importantes révolutions artistiques du XXè siécle. Elle est le résultat de recherches acharnées qui aboutirent à l’accord entre le décoratif et le spirituel et réunirent dans d’ultimes créations, peinture, sculpture et dessin.

Georges Roque, La relation entre couleur et non-couleur : une question de rapports

Matisse est l’un des plus grands peintres coloristes du XXe siècle et il a été justement acclamé à ce titre. Cependant, on dissocie trop souvent dans son oeuvre le travail de la couleur, d’un côté, et l’importance du noir, de l’autre, quitte à reprendre l’affirmation selon laquelle le noir est une couleur. Je voudrais montrer que chez Matisse, la question de la couleur est inséparable de la prise en compte du noir et blanc. Il ne s’agit cependant plus chez lui de faire prédominer les valeurs (qui soumettent la couleur à la clarté), mais de réconcilier la couleur avec le noir et blanc, en les considérant sous l’angle des rapports.

Eliane Escoubas, Matisse, une peinture du rythme

Un philosophe a dit : “un tableau n’est pas fait pour être vu, mais pour voir”. Non pas voir le “quoi” des choses, mais le “comment”. Par-delà le contenu représenté ou analogique, la peinture de Matisse, depuis les tableaux fauves des années 1905 jusqu’aux derniers papiers découpés, montre comment on voit quand on voit : elle peint le “rythme” du visible. Un rythme est une “forme”, non pas une forme fixe, mais une forme mobile, fluide, en mouvement, en formation. Un rythme est un champ de tensions entre des formes qui se forment, entre des couleurs qui s’appellent ou se combattent, formes et couleurs s’associant en conflit ou en résonnance momentanée.

Eric Alliez, Qu’est-ce que la Pensée-Matisse?

Où il s’agira de montrer qu’avec le fauvisme et sa révolution continuée dans tout Matisse (ou presque), c’est le devenir qui donne matière à l’art au fil d’un devenir-autre de la peinture dont l’expansion critique s’expose comme telle dans des constructions processuelles mettant en jeu un “diagramme de sensations” désidentifié à la forme et à l’expérience esthétique qu’elle recouvre.

Thierry Tessier, L’influence d’Henri Matisse dans la mode

Les diverses périodes d’Henri Matisse montrent combien le costume a toujours été d’une grande importance dans sa peinture autant pour l’aspect ethnique et social que pour l’aspect purement esthétique. Les créateurs de mode comme Schiaparelli, Yves Saint Laurent, et bien d’autres se sont inspirés des oeuvres de Matisse. Ces échanges entre la peinture et la mode sont l’occasion de discuter de l’approche des volumes et des couleurs par le peintre, mais aussi d’en comprendre leur interprétation dans la Haute Couture. Pierre Sterckx, Matisse et Wesselmann. Nudités et mises à nu Matisse et le “pop-nude”. Comment le pop art américain a pu entraîner Matisse loin du soleil méditerranéen vers l’artifice USA. La nudité paysage devenant le déshabillé pin-up.

Pierre Sterckx, Matisse et Wesselmann. Nudités et mises à nu

Matisse et le “pop-nude”. Comment le pop art américain a pu entraîner Matisse loin du soleil méditerranéen vers l’artifice USA. La nudité paysage devenant le déshabillé pin-up.

Isabelle Bonzom, Cristallisations et débordements selon Matisse et Hodgkin

Le peintre anglais Howard Hodgkin, dont l’oeuvre a fait l’objet de nombreuses expositions à la Tate Gallery, au Metropolitan Museum of Art ou au Centro de Arte Reina Sofia, reconnaît en Matisse une parenté qui se situe particulièrement au niveau de l’ “identité morale”. Pour les deux artistes, le tableau est concentration et expansion, calme et catastrophe. Ces deux monstres des rapports colorés à la fois bruts, sophistiqués et inattendus cultivent les paradoxes. L’espace pictural est complexe, radical, sensuel et pensé.

Ann Hindry, Ellsworth Kelly : Du trait au contour découpé

Matisse parlait du “désir de la ligne”, Ellsworth Kelly, dont l’oeuvre est, à juste titre, souvent regardée à la lumière de Matisse, a construit un vocabulaire pictural sur la “découpe”. Son oeuvre entier fut, selon lui, déterminé au départ par l’usage de la ligne avec laquelle il traça ses premiers contours de plantes, à Paris, en 1949. Matisse, quant à lui, inaugura les gouaches découpées dès le tournant des années 40 puis y consacrera les dernières années de sa vie. L’un “dessinait dans la couleur” et l’autre découpe la couleur dans l’espace. Au-delà de la similitude formelle, l’oeuvre de Matisse et Kelly montre une préoccupation comparable pour le rapport complexe entre dessin et peinture, trait et couleur, espace négatif et espace positif.

Jean-Pierre Raynaud, La couleur mentale

Pour l’artiste Jean Pierre Raynaud, les papiers découpés de Matisse ont été la révélation que la peinture n’est que causa mentale. L’auteur dans son rapport au monde de la Maison, construction-destruction, s’approchera de celle-ci dans son dernier moyen d’expression : comment vivre la peinture lorsque l’on n’est pas peintre?

Les intervenants

Eric Alliez est Professeur de Philosophie et Créations Contemporaines en Art (Paris 8) et Professeur détaché de Philosophie française contemporaine au Centre for Research in Modern European Philosophy (Kingston University, Londres). Co-auteur de La Pensée-Matisse. Portait de l’artiste en hyperfauve, Le Passage, 2005, il vient de faire paraître Défaire l’image. De l’art contemporain (avec la collaboration de Jean-Claude Bonne), Les Presses du réel, 2013.

Isabelle Bonzom est artiste, historienne de l’art. Auteur d’essais sur l’art et du livre La fresque, art et technique, elle enseigne l’art moderne et contemporain à l’IESA art & culture. Elle donne des conférences, notamment sur l’oeuvre de Matisse, au Musée National d’Art Moderne, à la National Gallery of Art à Washington, à la New York Academy of Art et au Baruch College, the City University of New York. Elle est aussi spécialiste de l’oeuvre d’Howard Hodgkin.

Cécile Debray est conservateur au Musée National d’Art Moderne et conceptrice de la programmation des Galeries Nationales du Grand Palais. Elle a été commissaire de nombreuses expositions comme Le Nouveau Réalisme, Lucian Freud. L’atelier, Elles@Centrepompidou ou Matisse. Paires et séries. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le fauvisme, Citadelles Mazenod, 2014. Elle prépare pour cet automne l’exposition Marcel Duchamp, “peintre défroqué”. L’oeuvre picturale, 1910-1923, au Centre Pompidou.

Eliane Escoubas est une philosophe, historienne de la philosophie,traductrice et Professeur émérite de Philosophie à l’Université de Paris-Est. Outre de nombreux articles, elle est l’auteur de Imago Mundi – Topologie de l’art , Galilée, 1986, L’esthétique, Ellipses, 2003, L’espace pictural, 2e édition, Les Belles Lettres, Encre marine, 2011 et Questions heideggeriennes, Hermann, 2010. Elle appartient à l’école phénoménologique et oeuvre dans le domaine de la philosophie allemande, de la philosophie de l’art et celui de la psychiatrie phénoménologique.

Itzhak Goldberg est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne. Critique d’art au Journal des Arts, il est l’auteur de nombreux articles dans des revues spécialisées et des catalogues d’exposition. Il est aussi commissaire d’expositions (Le Visage qui s’efface de Giacometti à Baselitz, Toulon, Hôtel des Arts, 2008). Ses principales publications sont : Jawlensky ou le visage promis (Paris, L’Harmattan, coll. “Ouvertures philosophiques”, 1998), Marinette Cueco et le Land Art (Paris, Cercle d’art, 1998), Installations (CNRS Editions 2014).

Ann Hindry est critique et historienne de l’art. Après des études de lettres en France et d’histoire de l’art aux USA, elle commence une carrière de critique et historienne entre New York et Paris. Elle a été la rédactrice en chef de Artstudio. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art contemporain, consacrés notamment à Jackson Pollock, Frank Stella, Anthony Caro et Sol LeWitt. Elle est actuellement conservateur de la Collection Renault et l’auteur du livre Renault, la collection d’art : de Doisneau à Dubuffet, une aventure pionnière.

Jean-Pierre Raynaud, artiste. En 1969, il commence à construire sa propre maison à La Celle-Saint-Cloud, qui est sa principale oeuvre d’art. En 1975, Il réalise les vitraux de l’abbaye de Noirlac. En 1986, il reçoit le Grand Prix de sculpture de la Ville de Paris. Il réalise la Carte du Ciel dans les quatre patios de la Grande Arche de la Défense. Il représente la France à la Biennale de Venise en 1993 et obtient le Prix d’honneur. En 1994, il construit une voûte nucléaire sur un plafond du Louvre. En 1998, la galerie nationale du Jeu de Paume organise une rétrospective de son oeuvre.

Georges Roque est chercheur au CNRS depuis 1982. Il est philosophe et historien d”art. Ses domaines de recherche portent principalement sur la théorie de la couleur et la théorie de l’image fixe. Il est notamment l’auteur d’Art et science de la couleur : Chevreul et les peintres, de Delacroix à l’abstraction, Gallimard, 2009, La Stratégie de Bonnard. Couleur, lumière, regard, Gallimard, 2006. Qu’est-ce que l’art abstrait ? Une histoire de l”abstraction en peinture (1860-1960), Gallimard, 2003 et Majeur ou mineur ? Les hiérarchies en art, Jacqueline Chambon, 2000.

Pierre Sterckx est historien, critique d’art, conseiller en art et commissaire d’expositions. Il a été auteur de pièces de théâtre. Il est spécialiste d’Hergé. Il a été professeur à l’école Nationale Supèrieure des Beaux-Arts de Paris et il enseigne à l’IESA art & culture. Il a notamment co-organisé l’exposition Turbulences à l’Espace culturel Louis Vuitton. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont 50 géants américains, Beaux-Arts Magazine, Impasses et impostures en art contemporain, Anabet. En 2014, il publie à la Lettre Volée Jérôme Bosch ou la fourmilière éventrée et Chardin : Les saveurs du savoir.

Dominique Szymusiak est conservateur et directrice honoraire du Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’oeuvre d’Henri Matisse dont les catalogues d’expositions Matisse et la couleur des tissus et Lydia D. : Lydia Delesctroskaya, muse et modèle de Matisse. Elle a aussi écrit sur le travail d’autres artistes comme François Rouan, Marc Chagall, Auguste Herbin, Christian Bonnefoi, François Morellet ou Joan Miro.

Thierry Tessier est diplômé de Christie’s Education Paris et de Cambridge University. Expert en art et historien du costume, il enseigne, à Paris, le marché de l’art global à l’IESA art & culture et à l’Inseec Business School. Il est également professeur d’histoire du costume et de sciences humaines à Olivier Gerval Fashion & Design Institute. Actuellement, il travaille sur les catalogues raisonnés de Jean Madelin, J.P. Pinta et Raul Costa Camelo.

Les acteurs du projet

logo IESA

Depuis 1985, l’IESA art & culture, la grande école des métiers de la culture et du marché de l’art, forme des étudiants et des stagiaires de la formation professionnelle aux métiers de la culture (exposition, spectacle vivant, patrimoine, tourisme culturel) et du marché de l’art (commerce, expertise, ventes aux enchères, diffusion des oeuvres d’art, conseil en collections) à Paris, Lyon et Londres.

Elle propose aux étudiants sortant du bac, des Bachelors en 3 ans validés par un titre certifié au niveau II par l’Etat (Spécialiste-conseil en biens et services culturels) et aux étudiants déjà titulaires d’une licence, des Mastères en deux ans validés par des titres certifiés au niveau I par l’Etat (Administrateur de projets culturels ou Expert en commercialisation et en en diffusion d’oeuvres d’art). Pour les étudiants déjà titulaires d’un master et pour les adultes en reconversion professionnelle ou souhaitant se spécialiser dans ces métiers, l’IESA propose des 3e cycles professionnels certifiants en un an.

Pour les étudiants souhaitant se spécialiser dans le marché de l’art et des collections dans une optique internationale, l’IESA dispense deux formations à Paris et Londres ainsi que dans les principales capitales culturelles européennes et validés par des Master of Arts de la prestigieuse Warwick University, l’une des toutes premières de Grande-Bretagne (MA in History and Business of Art and Collecting, MA in History and Business of the Contemporary Art Market).

A partir d’octobre 2014, elle accueillera des étudiants anglophones (niveau bac+4) dans trois formations d’un an à Paris sur le luxe, l’art contemporain et la valorisation du patrimoine. Membre du réseau d’écoles Studialis, l’IESA art & culture propose également une formation en anglais, en partenariat avec Paris School of Business (Groupe ESG), le MBA in Arts and Cultural Management.

Accueillant de nombreux étudiants étrangers, l’IESA art & culture dispense une formation préparatoire d’un an à la langue et à la culture françaises en partenariat avec le Cours de Civilisation Française de la Sorbonne, ainsi que des cycles de 3 semaines en septembre, de préparations linguistiques spécialisées dans les disciplines du marché de l’art et de la culture en français et en anglais.

Enfin, l’IESA art & culture propose des Summer Sessions, des Semester Programmes et une année de césure dispensés en anglais et crédités par l’Université de Jacksonville (Floride). Ces formations sont particulièrement destinées à des étudiants étrangers souhaitant se spécialiser dans la culture française dans le cadre de leur Bachelor ou en complément de celui-ci.
Dans le cadre de la formation professionnelle, l’IESA propose à Paris et à Lyon des formations certifiantes de niveau III, II et I mais également des modules courts (de 6h à 5 semaines).

L’IESA art & culture est dirigé par Boris Grebille.

 

 

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L’Alliance française, une grande idée
L’Alliance française est créée en 1883 à Paris. C’est une institution moderne, en constant essor, qui regroupe aujourd’hui le siège parisien, Fondation reconnue d’utilité publique, et plus de 800 Alliances, associations de droit local, dont 741 enseignent le français à plus d’un demi-million d’étudiants. L’Alliance française fait vivre et aimer la langue française et les cultures francophones à travers le monde. Les cours de français qu’elle propose et les événements qu’elle organise contribuent à favoriser la diversité et les échanges culturels. Forte de son considérable réseau d’Alliances sur les cinq continents, elle tisse, avec l’aide de l’état français, des liens toujours plus étroits avec les citoyens et les mécènes des pays d’accueil.

Une dimension internationale
Enseigner la langue française et développer sa pratique sur les cinq continents. Promouvoir la culture française et les cultures francophones dans le monde entier, mais aussi la culture des pays dans lesquels les Alliances sont implantées. Accueillir et organiser des débats d’idées sur les grandes questions de société. Constituer une plate-forme d’échanges pour des partenariats et des projets de coopération entre la France et les autres pays.

Un réseau dynamique
Coordonnées par la Fondation Alliance française, les Alliances du réseau sont implantées dans 137 pays. Leurs 8 000 enseignants et leurs 550 000 étudiants font vivre la langue française chaque jour à travers le monde et contribuent à son rayonnement. Le réseau accueille également, lors de nombreuses manifestations culturelles, un public de 2 millions de personnes par an. S’adaptant toujours aux besoins de ses élèves et de son public, insérée dans la vie locale. L’Alliance française croît à un rythme moyen de 2 à 4 % par an depuis une décennie. Les seules Alliances conventionnées avec le ministère (40 %) constituent les ? du dispositif culturel extérieur français. Les Alliances doivent leur autonomie à leur autofinancement, à hauteur de 83 %, mais également à leur statut d’associations de droit local et à leurs 8 500 administrateurs bénévoles.

La Fondation Alliance française
Créée en juillet 2007, la Fondation Alliance française est reconnue d’utilité publique. Elle a pour mission de coordonner le réseau mondial, en lui apportant expertise, conseils et un soutien à des projets spécifiques. Elle s’attache à préserver un ensemble commun de valeurs et propose les grandes lignes d’action, dans le respect des spécificités locales. La Fondation donne mandat à des délégués généraux qui la représentent dans un pays ou une zone régionale. La Fondation sélectionne, avec le ministère des Affaires étrangères, le personnel expatrié des Alliances et organise, dans le cadre du plan de professionnalisation, des formations en matière d”enseignement et de gestion. Enfin, la Fondation s’implique financièrement dans différents projets : développement d’équipements culturels, cofinancement de bourses de formateurs, programmes d’accès au français pour des publics défavorisés, aménagement écologique des bâtiments des Alliances. Son journal international, le Fil d’Alliances, consultable sur : www.fondation-alliancefr.org paraît tous les deux mois et fait le lien entre toutes les Alliances du monde. Une lettre d’information est également publiée sur son site.